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Près d’un mois après un massacre à grande échelle perpétré par Boko Haram à Baga, dans le nord-est du Nigeria, il est toujours impossible d’établir un bilan exact, ou même approximatif, de cette atrocité. Le chiffre de 2.000 morts a été avancé, mais il demeure impossible à vérifier.

« En Occident, lorsqu’un drame survient, nous apprenons pratiquement en temps réel le nombre exact de morts et de blessés », explique Phil Hazlewood, le directeur du bureau de l’AFP à Lagos. « Nous sommes habitués aux chiffres précis, aux déclarations fiables ». Rien de comparable ne peut se produire au Nigeria, où des zones entières du pays sont trop dangereuses pour pouvoir s’y risquer, et où l’information digne de foi et immédiate n’existe tout simplement pas.

« Voilà sans doute une partie de la réponse qu’on peut apporter à tous ceux qui se demandent pourquoi le Nigeria n’occupe pas une place plus grande dans l’actualité internationale, pourquoi le massacre de Baga a fait moins parler de lui que les attentats de Paris ».

AFP, 30/01/2015.